Le ministre Gilmar Mendes, de la Cour suprême fédérale, a déterminé que le Syndicat des Magistrats du Brésil (Sindimagis) ne peut prélever de cotisations que des juges et conseillers qui ont expressément adhéré à l'entité. La décision reste en vigueur jusqu'à ce que la Cour examine définitivement s'il est possible de créer des syndicats de magistrats et si ces entités peuvent prélever des cotisations auprès de non-membres.
L'ordonnance a été rendue dans le cadre d'une action intentée par l'Association des Magistrats Brésiliens (AMB) contre l'Union et le Sindimagis. Le sindicato a été créé en janvier de cette année par un acte du Ministère du Travail.
Pour l'AMB, la création du Sindimagis est illégale et inconstitutionnelle, car elle admet la constitution d'un sindicato composé de magistrats qui possèdent un statut constitutionnel propre. L'association soutient que l'organisation syndicale n'est pas compatible avec le régime juridique des membres du Poder Judiciário.
Le Sindimagis ne s'est pas encore prononcé sur la décision de Gilmar Mendes. L'affaire attend un jugement définitif de la Cour suprême fédérale pour déterminer le sort de la syndicalisation des magistrats brésiliens.



