L'État portugais a dépensé plus de 600 000 euros dans une application de communications sécurisées pour un usage gouvernemental, similaire à WhatsApp, mais qui a fini par avoir une utilisation quasi inexistante. Le projet, censé garantir une plus grande sécurité dans les communications officielles, n'a pas répondu aux attentes initiales de modernisation de l'administration publique.
L'application a également soulevé des doutes significatifs en termes de cybersécurité, ce qui a probablement contribué à sa faible adoption par les services gouvernementaux. Le manque de confiance dans la protection des données et dans les fonctionnalités de sécurité a pu être un facteur déterminant pour que les responsables gouvernementaux ne l'utilisent pas de manière cohérente.
Face à ce scénario, l'exécutif n'a pas renouvelé le contrat de l'application en 2025, optant pour ne pas donner suite au projet. Cette décision peut toutefois entraîner des conséquences au niveau européen, étant donné que Bruxelles pourrait remettre en question la façon dont les fonds publics ont été appliqués dans un projet qui n'a finalement pas été réellement mis en œuvre.
Le cas illustre les difficultés auxquelles la modernisation de l'État portugais a été confrontée, trébuchant fréquemment sur des obstacles internes, allant de questions d'infrastructure technologique à la résistance au changement de la part des services publics.




